samedi 29 novembre 2008

Chapeau Rond Rouge de Geoffroy de PENNART


Vendredi 28, nous avons lu Chapeau Rond Rouge de Geoffroy de PENNART. Nous qui sommes très forts en phonologie (Lol, comme on dira bientôt), nous avons bien remarqué la différence : cette petite fille-là porte un chapeau à deux syllabes, qui est rond et rouge, contrairement à celle du fameux conte qui portait un chaperon à trois syllabes qui n'était donc pas rond, mais tout aussi rouge...
Chapeau rond rouge se croit très forte car elle connaît les mésaventures du petit chaperon rouge. Pourtant, elle prend le loup pour un chien quand elle le rencontre au bord de la route. Nous on le sait, mais pas elle.
Le loup n'a pas changé et court à la maison de la grand-mère.
La grand-mère a changé, elle. Elle n'est pas souffrante et conduit une voiture. Elle renverse d'ailleurs un "chien" en rentrant chez elle.
La méprise commence ici : elle dépose le "chien" sur son lit pour aller chercher un médecin. Chapeau rond rouge arrive entre temps et se voit revivre les aventures d'autrefois. Mais elle est plus forte : elle assomme le "chien" pour libérer sa grand-mère avalée. Finalement, elle culpabilise de l'avoir tué quand la grand-mère revient avec le médecin. Celui-ci les informe qu'il s'agit d'un loup et qu'il n'est pas mort. Ouf! Quelques enfants de la classe commençaient à avoir les larmes aux yeux suite au "décès" du loup.
Comme nous savions que le "chien" était un loup avant les deux héroïnes, nous avons compris que les images nous ont aidés à en savoir plus que ce que disait le texte.
Nous avons aussi remarqué les petites souris à toute les pages, mais comme elles sont petites, nous attendons de voir l'album de près pour savoir ce qu'elles fabriquent ici.

jeudi 27 novembre 2008

Mademoiselle Sauve-qui-peut de Philippe CORENTIN


Mardi 25, nous avons lu Mademoiselle Sauve-qui-peut de Philippe CORENTIN.
Nous avons compris que si le petit chaperon rouge s'appelait ainsi à cause de sa capuche, l'héroïne de cet album-là tirait son nom du fait qu'elle semait la terreur partout où elle passe.
Loin d'être naïve, elle connaît bien le conte et reconnaît aussitôt le loup allongé dans le lit de sa grand-mère. A une nuance près. Le loup est invité par la grand-mère et lui aussi ne tarde pas à être terrorisé...
Nous avons beaucoup rigolé en voyant les illustrations de Philippe CORENTIN: animaux effrayés par une fillette, chutes, cache-cache...
Nous avons remarqué que dans cette histoire, le grand méchant loup n'est pas celui qu'on pourrait penser.

mercredi 26 novembre 2008

Où est maman? de Gerda DENDOOVEN


Vendredi 21 nous avons lu Où est maman? de Gerda DENDOOVEN.
Outre la référence explicite au petit chaperon rouge, nous avons remarqué que ce récit commence à la (presque) fin du conte, au moment où le ventre du loup est recousu. Dans cet album, c'est le petit chaperon qui le recoud.
A la recherche de sa mère, la fillette rencontre des héros d'autres contes (vilain petit canard devenu cygne, trois petits cochons, belle au bois dormant, Poucette, les sept nains) qui sont désignés par des anaphores (3 cochons danseurs, la belle dormante...) et qui l'accompagnent dans sa quête.
Nous avons aussi remarqué qu'un loup se cache à presque toutes les pages, comme si le loup qui partage l'histoire des héros rencontrés était à chaque fois embusqué, prêt à entrer en scène.
Albums associés où on peut chercher le loup: Loup y es-tu? de Mitsumasa ANNO ou Loup, loup y es-tu? de Mario RAMOS.

samedi 27 septembre 2008

Rentrée du blog

Un peu après la rentrée des classes, rentrée du blog avec une petite nouveauté qui ne se verra qu'au compteur, du moins j'espère: les parents de mes élèves pourront suivre à la semaine les lectures faites à leurs enfants en classe. L'année sera donc plutôt axée sur ma classe.
La première période, allant de la rentrée aux vacances de la Toussaint sera consacrée à la lecture de différentes versions du petit chaperon rouge. Mon objectif est de m'assurer que chaque enfant retrouve dans nos lectures la version qu'il connaît de façon à essayer de la raconter lui-même.
Mon travail consistera ensuite à analyser les premiers récits produits pour leur apprendre à raconter en procédant par étape. Je m'appuierai sur les recherches de Makdissi et Boisclair pour situer chaque élève dans une grille de développement du récit. De cette manière, les apprentissages seront réellement ciblés, en rapport avec les besoins des élèves.
Nous transposerons ensuite nos compétences aux parodies, détournements et autres pastiches du conte de départ. L'année s'ouvrira bien sûr sur d'autres contes et albums.

lundi 23 juin 2008

Pédagogie de la LIJE

Christian Poslaniec publie (Se) Former à la littérature de jeunesse chez Hachette Education.
Première partie: mise en contexte avec un retour sur l'histoire de la LIJE, ses aspects essentiels comme l'image ou le lectorat...
Deuxième partie: la forme, le genre, le ton...
Troisième partie: l'intertexte, le symbole, le personnage... et une réflexion critique sur les pratiques pédagogiques en cours.
Des bibliographies primaire et critique.


Plus de renseignements sur le blog de Bertrand Ferrier (post du 16/06/2008) à la page http://master2.hautetfort.com/colloques_-_formations_-_parutions/.


Avez-vous étudié ce livre? L'utilisez-vous?

vendredi 20 juin 2008

Message post examens

J'ai passé ce mercredi et jeudi les examens de Master 1 LIJE au Mans; voici les sujets:
  • Dissertation #1 - Introduction à la LIJE, j'ai choisi le premier sujet:
Vous choisirez et traiterez un seul des deux sujets suivants. Seront notamment évalués : la qualité des connaissances (précision, variété, emploi judicieux), la pertinence du plan (annonce, cohérence, logique), l’organisation du discours (capacité à problématiser, démontrer et avancer logiquement dans le raisonnement), la clarté du style (simplicité, correction, maîtrise de la grammaire et de l’orthographe) et l’intérêt de la réflexion personnelle.

Sujet 1 :
Dans Mondialisation et littérature de jeunesse (Le Cercle de la librairie, « Bibliothèques », 2008, p. 11), Jean Perrot écrit :
« La dynamique de modernisation ne repose plus sur la seule dualité ‘nous ou les autres’ mais sur celle qui rapproche ‘nous et les autres’. (…) Il n’est pas interdit de penser que, modestement et à sa manière, la littérature pour la jeunesse puisse être partie prenante dans cette entreprise de refondation : n’a-t-elle pas pour but non seulement de divertir, mais aussi de former les futurs citoyens ? »
En vous appuyant sur vos lectures personnelles et sur les connaissances acquises cette année, vous évaluerez la pertinence de ce propos.

Sujet 2 :
Selon Sophie Van der Linden, le « goût pour la lecture ludique » qui « anime les créations d’Olivier Douzou » les place « à l’abri d’une rupture avec le public enfantin. » En effet, « si les adultes trouvent leur mécanisme difficile pour les enfants, c’est peut-être qu’ils ne mesurent pas l’aisance des plus jeunes à décoder le langage visuel et leur passion pour l’élucidation des énigmes», signes d’un « esprit de jeu ou esprit d’enfance » (« Venir au monde », in : Images des livres pour la jeunesse. Lire et analyser, Annick Lorant-Jolly et Sophie Van der Linden, dir., Thierry Magnier / Scéren, 2006, p. 81).
En élargissant la réflexion aux albums voire aux romans d’autres créateurs pour la jeunesse, vous tâcherez de définir ce qu’est une œuvre « difficile pour les enfants », et évaluerez la pertinence de cette notion.
  • Dissertation #2 - Etudes littéraires, un seul sujet proposé:
Dans quelle mesure pensez-vous que Voyage au centre de la terre de Jules Verne présente encore / ne présente plus aucun intérêt pour un jeune lecteur de notre temps?
Vous restez bien entendu, totalement libre de vos opinions. Je vous demande simplement d'appuyer vos dires sur de véritables arguments.

Voilà. Reste le mémoire pour début juillet en vue d'une soutenance en septembre, ça va être dur.